Dans certains domaines, comme l’analyse d’images médicales ou de données génétiques, l’IA peut déjà aider à détecter des maladies. Mais elle ne pose pas de diagnostic seule. Elle assiste les médecins, qui interprètent les résultats et prennent la décision finale. Sa fiabilité dépend surtout de la qualité des données et des méthodes utilisées pour l’entraîner, un domaine où la bioinformatique joue un rôle clé.
Les modèles d'IA entraînés sur de très grandes quantités de données attirent l'attention, mais ils ne sont pas toujours les plus précis. Dans les sciences de la vie, des modèles plus spécialisés peuvent parfois mieux analyser des données génétiques, médicales ou environnementales. Les bioinformaticien·nes comparent et testent rigoureusement les modèles – c'est le benchmarking – pour identifier les méthodes les plus fiables.
Une IA apprend à partir des données qu’on lui fournit. Si celles-ci sont incomplètes ou erronées, les résultats peuvent être biaisés. Par exemple, un outil médical entraîné sur certaines populations peut être moins fiable pour d’autres. En bioinformatique, les expert·e·s vérifient, organisent et documentent les données utilisées pour éviter au maximum les biais et rendre ces analyses plus fiables.
En sciences de la vie, la bioinformatique est à la fois le socle et le moteur de l’intelligence artificielle. Elle structure et enrichit les données du vivant, développe et utilise des modèles d’IA pour les analyser, et compare rigoureusement les méthodes pour en vérifier la fiabilité. Cette expertise permet de transformer les données biologiques en découvertes scientifiques utiles pour la société, de la santé à l’environnement.